Époustouflants Suédois !

Le groupe suédois Amon Amarth.
Ça s’est passé le 16 octobre 2008, au Medley, le légendaire groupe Amon Amarth s’exécutait devant une salle comble et survoltée.
La première partie était assurée, et franchement bien assurée je dois dire, par le groupe que nous aimons tous, et j’ai nommé Ensiferum ! Si parfois j’avais de la difficulté quelque peu à reconnaître les mélodies, et qu’au début du spectacle, la guitare nous est apparue omniprésente, l’ensemble de leur prestation fut à l’image de ce qu’ils nous avaient offert lors du Paganfest, c’est-à-dire totalement agréable et enjouée. J’ai parfois eu l’impression que les solos étaient quelque peu “butchés”, mais l’intensité extraordinaire qui se dégage de chaque chanson fait en sorte que cela devient un simple détail. J’apprécie tellement plus le chanteur au sein d’Ensiferum que celui de son groupe original, c’est-à-dire Norther. Il faut réellement un talent fou pour arriver à chanter comme il le fait tout en faisant aller ses doigts sur son manche à une vitesse qui dépasse l’entendement. Je crois bien que tout le monde aurait bien aimé avoir droit à un rappel, mais il n’en fut rien.
Et puis vint ces mastodontes suédois ! Et le moins qu’on puisse dire, c’est que la simplicité était au rendez-vous. Une batterie quelque peu surélevée à l’arrière de la scène où l’on pouvait voir une immense toile représentant la pochette du dernier album, un plancher complètement dénudé de tout fils, ce qui rendait encore plus la scène déserte, et puis trois musiciens et un chanteur. Aucune fumée, aucun pétard, que de la musique et cinq gars qui nous en ont donné bien plus qu’on en avait droit ! À 31,50$ pour deux groupes d’une aussi grande envergure, ce fut tout une aubaine !
Je fus réellement impressionné par la voix du chanteur qui, s’il y en a tant d’autres qui usent d’une voix rauque dans leurs œuvres, sait varier en ayant au moins deux tons, un grave et un aigu. Qui plus est, plus d’une fois, nous sommes en mesure de sentir la mélodie dans son chant et n’avons pas l’impression qu’il marmonne un ramassis de paroles incompréhensibles.
Si la prochaine remarque n’est pas du tout négative, il n’en est pas moins qu’Amon Amarth n’a guère changé de style depuis un bon nombre d’années, et loin de moi l’idée de vouloir m’en plaindre. Chaque chanson comporte un rythme ultra entraînant, et les musiciens ne s’en détachent absolument jamais, gravitant toujours autour des mêmes accords ultra lourds, on ne peut même pas dire que les solos semblent si compliqués, ce qui fait que chaque membre n’est jamais mis seul à l’avant-plan. Quand on parle d’équilibre, de simplicité et de rythmes plus qu’entraînant, on pense définitivement à Amon Amarth.
Tout comme Kalmah sait si bien le faire, Amon Amarth sait mettre en place un rythme effréné tout en ayant une mélodie jouée à une vitesse “normale”. Les bass drums sont souvent utilisés pour augmenter la cadence alors que les guitares modulent la voix qui nous envoient des paroles parfois saccadées, d’autres fois chantées d’une façon très audible pour un groupe du genre.
Aux dires d’une personne qui m’accompagnait et qui ne connaissait guère leur discographie, chaque pièce donnait tout de même l’envie irrésistible d’aller se débattre parmi les autres forcenés en avant de la scène ou, à tout le moins, de balancer sa tête dans tous les sens.
Bref, tout ceci revient à dire qu’au moment où le groupe reviendra, il ne faudra en aucun cas passer à côté !
Amon Amarth – Twilight of the Thunder God





