Chinese Democracy du Groupe Guns n Roses, paru le 23 novembre dernier, après 15 ans d'attente. Le 23 novembre dernier, l’attente de 15 ans prenait fin en ce qui a trait à l’album “Chinese Democracy” du groupe Guns n Roses. Encore faut-il rappeler que le seul membre original du groupe restant est Axl Rose, alors il serait légitime de se demander si le nom n’a pas été conservé à titre purement marketing. Peu importe, malgré le fait que j’ai en horreur cet être imbu de lui-même, je me suis quand même arrêté à faire la critique de cet opus en sachant très bien qu’il n’était nullement plausible que je retrouve une quelconque once de la saveur originale que j’aimais tant, et donc, aussi bien dire que je n’avais aucune attente.
La pièce titre qui marque le début de l’album possède un son de guitare particulier, un peu industriel je dois dire, et un riff assez accrocheur, et puis embarque la voix qui a fait la marque de commerce d’Axl. Le restant de la pièce ne possède rien, quant à moi, qui me laisserait lui attribuer cinq ou même quatre étoiles.
Dans Shackler’s Revenge (ne vous inquiétez pas, je ne passerai pas des commentaires sur toutes les chansons
, et bien ma foi, toujours ce son industriel, un peu à la Ministry au début, et puis ensuite on pourrait quasiment croire que ce sont les gars de KMFDM qui se sont chargés de faire le mixage.
Dans Better, et bien on sent encore la guitare se plaindre de façon similaire à la pièce précédente, mais comme l’atmosphère est plus légère, le tout est moins prononcé, et puis ça s’envenime, le résultat n’est pas mauvais, mais rien vraiment de très extraordinaire.
Je vous avais dit qu’étrangement, j’avais remarqué que sur bien des albums de musique métal, la pièce numéro quatre marquait une tangeante vers la balade ? Et bien dans le cas présent, ça ne fait pas exception à la règle, on peut parler de la balade “Street of Dreams”. Les violons en trame font un bon rendu, mais malgré le fait qu’on n’ait pas nécessairement le goût de passer à la suivante, et bien rien de très enlevant.
J’ai quand même assez accroché à la pièce “This I Love”, même que j’ai trouvé qu’Axl arrivait à transparaître une certaine mélancolie dans sa voix, et avec la combinaison de sa voix nasillarde, et bien
chapeau, le résultat est réussi quant à moi. Le piano apporte une touche toujours intéressante, et même le solo est très bien réussi, rien qui soit hors contexte par rapport à la trame de tristesse de base qui se dégage.
L’ambiance générale de l’album est très calme, et certains diront même que le nombre de balade est excessif, mais bon, globalement, j’attribuerais une cote de trois étoiles à cette réalisation. C’est donc dire que je ne crois pas que vous soyiez déçu lors de son écoute, vous n’aurez pas à peser le bouton d’avance rapide très souvent, mais d’un autre côté, je ne pense pas que vous ayiez une fois seulement la chair de poule, ni même l’envie de faire aller votre tête d’en avant à en arrière, mais bon, tous les goûts sont dans la nature bien sûr !