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Une performance du tonnerre!

April 28th, 2010 View Comments

Depuis un bon moment déjà, Kalmah et Ensiferum se trouvaient à être au top de mon palmarès des groupes qui viennent me chercher. Dorénavant, compte tenu de la performance du tonnerre offerte jeudi passée, dans un Metropolis survolté, j’ajoute maintenant Amon Amarth à cette même liste. Pour ce qui est du restant du spectacle, et bien Holy Grail et Eluveitie se sont, quant à eux, bien chargés de réchauffer la salle.

Je ne sais pas si le cachet tout à fait spécial du Metropolis a quelque chose à voir dans la qualité de ce spectacle, mais de mémoire, je n’ai pas souvenir d’avoir jamais été témoin d’un mauvais spectacle dans cette salle. Pour ce qui est du premier groupe, et bien je n’avais jamais entendu parler du groupe Holy Grail avant la journée du spectacle, et on m’avait dit que ça avait l’air d’un groupe du début des années 80… et puis ils n’avaient pas tort du tout ! Imaginez tout simplement les gars d’Iron Maiden, avec leurs jeans serrées et leurs leggings, jouant du Manowar, et puis vous avez un bon aperçu de ce qu’est Holy Grail. J’aime Iron Maiden et Manowar, alors sans être nécessairement mauvais, on ne peut pas dire que l’envie de se garocher un peu partout me tenaillait vraiment.

Cela dit, nous attendions tous la venue d’Eluveitie avec impatience, eux qui avaient eu des problèmes de douane alors qu’ils devaient nous faire honneur d’une première visite lors du Paganfest du 26 mai 2008. Enfin, je dois dire que je n’ai pas du tout été déçu de leur prestation ! Ce fut réellement impressionnant de voir pas moins que huit musiciens sur scène ! Si la voix du chanteur manquait au rendez-vous, le restant du groupe se chargeait très bien de nous en mettre plein les oreilles. Deux joueurs de guitare, un joueur de basse, un batteur et un chanteur, jusque là on reste dans la normalité. Mais ajoutez à cela un joueur de cornemuse et flûte, une jolie joueuse de violon, et aussi une jolie joueuse de vielle à roue. Imaginez ce qu’il y a de plus beau qu’une jolie musicienne qui se fait aller le chignon au même rythme que leur musique, et bien deux jolies musiciennes, les cheveux au vent, et ce de façon totalement synchronisée, c’était à donner des frissons !Et comme si ce n’était pas suffisant, le dit chanteur faisant partie de ce décompte se permet de jouer de la flûte traversière et de la mandoline ! Un excellent mélange de musique folklorique et métal qu’il me tarde déjà d’aller réentendre en spectacle.

Finalement, le clou de la soirée a été tout à fait magistral. En fait, je pourrais certainement trouver de nombreux qualificatifs très flatteurs concernant cette autre performance de ces mastodontes suédois, mais je vais me contenter de décrire ce que j’ai pu voir et entendre, ce sera moins long !

Encore une fois, exactement comme quand je les ai vus pour la première fois le 16 octobre 2008, et bien la sobriété était au rendez-vous. Sur scène, une longue toile arborant le croquis du dernier album, quelques lumières au-bas de celle-ci, une batterie légèrement surmontée et cinq musiciens qui avaient encore plus de place que lors de leur dernier passage au Medley. Voilà tout ce dont avait besoin Amon Amarth pour nous ébahir… eux-mêmes et leur musique !

Dès les premiers instants, nous avons eu droit au populaire tube “Guardians of Asgaard”, ce qui a bien sûr soulevé la foule qui était déjà fort excitée de par l’opus du dernier album, “Twilight of the Thundergod” qui, sous les effets des stroboscopes à travers la boucane, donnait vraiment l’illusion d’un orage électrique à couvert fermé. Et puis tout le long des nombreuses interventions de Johan, parfois avec quelques mots de français, on sentait à quel point il était reconnaissant de pouvoir s’exécuter devant une foule aussi bruyante et admirative.

Le rappel de deux chansons a finalement clôturé cette magnifique soirée avec nul autre que “The Pursuit of Vikings”. Et prouvant à quel point la foule était de la partie, à un certain moment donné, sans guitare aucune, il s’est amusée à nous faire scander le refrain :

Oden! Guide our ships
Our axes, spears and swords
Guide us through storms that whip
And in brutal war

Et question d’être bien certain d’avoir tout le monde avec lui, il y est allé d’une affirmation tout à fait savoureuse :

Vous savez, vous n’avez pas à chanter les vraies paroles, tout ce que je veux c’est vous entendre gueuler car, de toute façon, comme c’est du métal, vous pouvez dire n’importe quoi, personne ne se soucie des paroles, vous n’avez qu’à crier.

Bref, une soirée plus qu’électrisante était à prévoir en ce 22 avril 2010 (Daphney et JS, vous savez pas ce que vous avez manqué ;-) , et je ne crois pas me tromper en affirmant que personne n’a été déçu, les membres du groupe y compris, ce qui me laisse présager un retour plus qu’éventuel après le prochain album.

Amon Amarth – Death in Fire

Souvenir persistant

May 9th, 2008 View Comments

C'est avec Piece of Mind, d'Iron Maiden, que je voyais mon cheminement musical évolué d'un cran.
C'est avec Piece of Mind, d'Iron Maiden, que je voyais mon cheminement musical évolué d'un cran.
J’ai ce souvenir persistant où je suis devant mon téléviseur, écoutant l’émission “Power Hour” et là, oui, tout à fait là, ils font passer le clip d’Iron Maiden, “The Trooper”. Nous sommes en 1987, j’ai 13 ans, et la musique la plus rock qui ait atteint mon oreille est Bon Jovi et Europe.

Alors là, inutile de vous dire que l’euphorie s’est emparée de moi et que je ne tenais plus en place. Pas très longtemps après, j’ai eu la chance de revoir un cousin qui avait justement en sa possession le vinyle “Piece of Mind”.

Cet album fait définitivement partie de mes classiques, et à voir la quantité phénoménale de groupes qui reprennent les chansons de cet album, et bien je ne dois certainement pas être le seul qui ait été marqué à ce point.

Ce fut la première fois que je pris conscience qu’un bassiste pouvait tenir une place prépondérante au sein d’un groupe. En effet, Steve Harris, fondateur du groupe, est un compositeur hors-pair, et les enregistrements sont concoctés de telle sorte à ce qu’il n’y ait aucune ambigüité entre les guitares et la basse.

Je trouvais étonnant, également, d’entendre cette voix, quasi d’opéra, s’amalgamer de façon parfaite avec un son aussi métal et des percussions aussi rythmées. Bruce Dickinson, qui ne faisait pas partie du groupe original, aura su apporter une touche bien à lui qui fit monter la popularité du groupe dès la mise en marché de “Number of the Beast”, puis ensuite “Piece of Mind”.

En terminant, pour les amateurs de ce groupe, il n’est pas dit que “Piece of Mind” fasse l’unanimité comme pièce de collection car, comme mentionné précédemment, “Number of the Beast” possède son lot de très bonnes chansons, et les albums qui suivirent, “Powerslave”, “Somewhere in Time” et “Seventh Son of a Seventh Son”, représentent tous une évolution certaine quant à la qualité qu’ils nous avaient déjà habitués.

Pour ma part, comme c’est l’album qui me les a fait connaître, c’est pour cette raison qu’il occupe une place importante dans mes favoris.

Iron Maiden – The Trooper