Et bien c’était samedi soir qu’Ensiferum revenait à Montréal à l’occasion du Paganfest, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils ont su choisir le groupe pour réchauffer la salle, et ce choix s’était arrêté sur Turisas.
Une absence remarquée
Tout d’abord, le premier des quatre groupes était… de New York, c’est tout ce que j’ai pu comprendre, et donc il n’a été nullement question ici du très excellent groupe suisse Eluveitie, ce qui est fort dommage car j’avais bien envie de voir et d’entendre ce que huit musiciens peuvent produire sur scène. J’ai donc déjà eu l’occasion d’entendre des groupes médiocres en première partie, mais cette fois-ci je dirais que le tout était tout juste correct.
Un groupe fidèle à eux-mêmes
Cela dit, TYR était donc les deuxièmes en lice, et s’ils n’ont pas su enthousiasmer la foule comme les deux autres groupes qui ont suivi, je dirais qu’ils ont été fidèles à eux-mêmes en jouant leurs pièces de façon impeccable, mais comme ils ont tout de même un style beaucoup moins enlevant que Turisas et Ensiferum, il était tout à fait normal que la participation de la foule soit moins grande. Fait à noter, tout comme lors du groupe précédant, la batterie était, de loin, l’instrument prédominant sur tous les autres, ce qui enlevait à la qualité des pièces.
Ils ont pratiquement volé la vedette
Quand Turisas fit son entrée sur scène avec leur accoutrement habituel – costume et peinture rouge au visage -, je me doutais bien qu’ils allaient nous offrir toute une performance, mais jamais comme celle qu’ils nous ont offert. Les responsables de la scène avait intérêt à faire de la place car ils déplacent de l’air, c’est le moins que l’on puisse dire ! Ma foi, le chanteur avait un contact si direct avec la foule que celle-ci n’était plus spectatrice mais bien participante, avec tous les points levés bien haut et ces hey ! hey ! hey ! qui se multipliaient à n’en plus finir. Leur prestation a atteint l’apogée au moment où ils préparaient la salle pour l’exécution de leur reprise “Rasputin”. Celle-ci fut alors séparée en deux et le chanteur invita les spectateurs à créer un immense “circle pit”, et si déjà vous appréciez leur version, vous auriez trouvé que la vitesse d’exécution à ce moment était assez fulgurante. Autre fait à noter, pas de solo de guitare à l’emporte pièce ici, mais bel et bien une mini prestation du violoniste qui était aussi petit que le basiste pouvait être géant, on avait presque l’impression de voir jouer Hagrid tellement ce dernier semblait gigantesque. Même loin, il était fort impressionnant.
Le clou de la soirée
C’est donc devant une foule très bien réchauffée… que dis-je, complètement embrasée, qu’Ensiferum a pu débuter et se laisser aller quelque peu. Alors que le chanteur avait une présence beaucoup moins grande, la musique, elle, était loin d’être moins bonne. D’ailleurs, je ne crois pas avoir entendu une seule parole lors de la première chanson, ce qui était plutôt décevant compte tenu du fait que Petri a toute une voix. Alors que les gens dansaient ici et là, ils ont enchaîné pièce après pièce, sans trop de bavardage entre chacune, et nous ont promis qu’ils allaient revenir, ce qui est une bien bonne nouvelle. D’ailleurs, voici les propos repris du blogue même du Paganfest :
_U_N_B_E_L_I_E_V_A_B_L_E_!_!_!_!_!_!_!_!
Seriously, I have nothing else to say! 
Thank you Montreal! We WILL come back!
Viva la Sortilege!!
-Sami
Quelques mots sur la foule
Compte tenu du fait qu’il était question, ici, d’un Paganfest, nous étions en droit à nous attendre à voir certains accoutrements particuliers. Parmi ceux-ci, une personne avec un chapeau, une mini veste et une jupe, mais tout ceci en poil. Il y avait un visage partiellement recouvert de rouge, des casques à corne et, bien sûr, quelques kilts, ici et là. D’ailleurs, le chanteur et la basiste d’Ensiferum en portaient de très originaux alors que ceux-ci représentaient le drapeau de la Finlande.
On se prépare maintenant pour Kalmah ce soir au Théâtre Plaza !