Prélude

Aussi longtemps que je puisse me rappeler, la musique a fait partie de ma vie. Je me souviens encore du gros meuble brun où mon père empilait une série de disques de musique plutôt classique. Mon oreille s’est donc habituée aux mouvements symphoniques des orchestres et elle demeure encore en moi comme un critère primordial de la musique que j’apprécie. Beethoven étant, de loin, pour moi, le plus grand compositeur en son genre, tous les artistes faisant usage d’un orchestre symphonique auront trouvé la façon d’attirer mon attention.
Puis vint le jour où l’on fit passer à la radio un tube qui, à mon avis, l’est encore aujourd’hui : Shot through the heart (You give love a bad name) de Bon Jovi. Sans le réaliser, je venais d’avancer d’un cran dans mon cheminement personnel musical. Environ dans le même temps, un autre gros hit fit son entrée à la radio : Final countdown, du groupe Europe.
Je me mis donc à écouter ces deux albums en boucle et, sans m’en rendre compte, je venais en quelque sorte de mettre en place le moule musical qui prévaut encore aujourd’hui : musique américaine versus musique européenne.
Puis vint ma rencontre avec mon cousin qui lui, me fit découvrir un groupe anglais légendaire du nom de Iron Maiden. Premièrement, l’aspect machiavélique des pochettes était plutôt attirant pour quelqu’un de réservé comme moi, et puis il fallait bien l’admettre, le côté musical était très présent avec le basiste Steeve Harris qui jouait tel un virtuose, le tout agencé avec la voix d’opéra de Bruce Dickinson.
À peu près dans les mêmes temps, je faisais la découverte de l’émission “Power Hour” à Much Music, et c’est durant cette émission que la vidéo “The trooper” me percuta de plein fouet. Je venais de prendre conscience qu’une musique agressive et rapide pouvait très bien être habitée d’une mélodie aussi forte que n’importe quelle autre pièce de musique classique.
Un ami me parla ensuite d’un groupe américain du nom de Metallica. À l’époque, ils venaient de sortir leur album très progressiste “…And justice for all”. Il va s’en dire que c’était totalement différent de ce que j’avais déjà écouté, et puis honnêtement, je n’avais pas encore entrepris ma démarche d’exploration encore.
Metallica représente, encore aujourd’hui, le groupe ayant eu le plus fort attrait sur moi. C’est à ce moment que je commençai mes abonnements à la Maison Columbia et que je me procurrai, pas seulement les CD de Metallica, mais également les cassettes et même les disques vinyles. J’avais les affiches, les drapeaux, les macarons, les chandails, les revues, etc.
Je suis resté longtemps accroché à ce groupe, en fait, de 1989 (date de parution de leur album …And justice for all) jusqu’à 1993 environ, quelques mois après la parution de leur album noir qui, sans vouloir dire qu’il est mauvais, loin de là, m’attirait moins du fait qu’il était plus commercial.
Mais bon, à partir du moment où je me suis abonné à La maison columbia, je me permis d’écouter beaucoup de nouveaux groupes, ce qui élargit considérablement mon champ d’écoute.
Par la suite, j’ai eu le privilège de rencontrer quelqu’un sur internet, et qui est encore un ami aujourd’hui, et qui me fit découvrir des groupes tels que Children of Bodom, Amorphis, Dark Tranquillity, In Flames, et j’en passe. Je traversais donc de nouveau l’Atlantique et je découvrais les pays scandinaves.